Hantu – Comme l’herbe pousse – exposition à Paris, 11-17 novembre 2020

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Avec un titre qui fait référence à Deleuze et Guattari et à l’importance « de penser au milieu et penser le milieu, (…) quitter la pensée-arbre avec ses hauts et ses bas, ses alphas et ses omégas, devenez un penseur-brin d’herbe qui pousse et pense ! »*, Hantu(Weber+Delsaux) présente leur travail sur les quatre niveaux de l’espace 3 Rue Française de Miss China. Penser le milieu devient aussi penser l’environnement. Il s’agit de sculptures végétales – des lits de germinations évoquant ceux qui servaient dans l’Egypte Ancienne à prouver que la vie se poursuivait après la mort -, des morceaux de tissus cousus et des céramiques rituelles- provenant d’une hypothétique fouille archéologique et dont on ne sait pas quel usage on pouvait en avoir, des dessins et des photographies.

Les images sont issues de performances réalisées entre 2012 et 2020, en forêt puis en zone urbaine, dans un contexte où l’humain maltraite la planète et où la violence sourde qui nous oppresse éclate parfois là où l’on ne l’attend pas : elles célèbrent une idée de la nature transmise par des rites ancestraux (Sulawesi/Indonésie, Egypte…), pour rappeler ensuite combien cette nature qui nous constitue autant qu’elle nous environne, est à la fois résiliente, opportuniste et amorale.

Les dernières œuvres (photographies et dessins) de Hantu sont clairement un appel à un ensauvagement. Des objets qui ne servent à rien, qui se greffent au corps pour le contraindre inutilement, des photographies de performances qui poussent comme ces herbes, sages ou folles, s’insinuant dans les quelques espaces que l’on veut bien encore leur laisser, les failles, les brèches, les interstices, nous invitant à nourrir une énergie saxifrage, pour faire sauter l’implacable logique qui fait taire jusqu’au plus fragile désir.

Le jour du vernissage, cet espace sera réactivé par une performance collective intitulée « Comme l’herbe pousse », avec 8 performers : Michiko Fou, Hantu, Isabelle Maurel, Simona Polvani, Stella-Goldschmitt, Bonnie Tchien.

Hantu(Weber+Delsaux) est un duo de performers dont le travail traite de la mémoire du corps et des fantômes qu’il porte en lui. Pour Hantu le corps est un dispositif doué d’un pouvoir révélateur des flux matériels et immatériels qui le traversent, des forces qui l’habitent, des interactions et des liens impalpables qui s’établissent avec les entités autour de lui : il est en même temps medium et champ d’investigation privilégié.

Pascale Weber a suivi une formation en design environnement à Paris (École Sup. de Design Indus.) puis un cursus universitaire en Art et Sciences de l’art à la Sorbonne (Paris 1-St Charles). En parallèle de la performance, elle pratique notamment la danse butoh, le rêve éveillé et autres voyages dirigés, des techniques vocales issues du joik, du chant de gorge ou chant diphonique et parmi les disciplines somatiques, la méthode Feldenkrais.

Jean Delsaux a suivi une formation en Art Plastiques option Images numériques à l’Université Paris 8. Il a co-dirigé Brouillard précis, un atelier de création en images de synthèse et images vidéo, durant 15 années à Marseille. Il pratique la photographie et la vidéo et s’appuie dans son travail artistique sur son expérience de la Bio-énergie et du Tai-Qi-Chuan.

* Gilles CHATELET, ‘Pour Gilles Deleuze, penseur du déclic’ dans Libération, 6 avril 1996

 Au programme

Une performance sans public, filmée dans l’expo le 10 novembre le soir, sera présentée au Mucem, Marseille en décembre 2020 (dans le cadre de la manifestation « Tout un monde à l’arrêt » organisée conjointement par Aix-Marseille Université et le Mucem). Le film de 30mn s’intitulera « Nature Vive ».

Comme l’herbe pousse
Espace 3 Rue Française
75001 Paris

11 au 17 novembre 2020

Attention : En raison de nouveau confinement, l’exposition se poursuivra mais ne sera pas ouverte au public.

Le vernissage par zoom est prévu le mercredi 11 novembre à 17h – https://zoom.univ-paris1.fr/j/94189106368?pwd=VmxwM05KdEcybkNMbEVSQnIvY0EzZz09.

L’exposition sera filmé et distribuée par le site de Bureau Doove sur les réseaux sociaux le jour du vernissage.

 

Série Comme l’herbe pousse 

Cette série de performances est basée sur notre rapport à a nature, non pas une nature devant nous, mais une nature dont nous sommes partie prenante. Les céramiques que porte Pascale sont porteuses de terre et de « mauvaises herbes » la série parle d’ensauvagement,  de notre lutte pour survivre semblable à la survie du végétal en milieu urbain : se glisser dans les interstices, dans les anfractuosités, dans les lieux délaissés qui échappent au contrôle.

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