Guillaume Ertaud

La pratique d’images de Guillaume Ertaud (1971) s’attache aux conditions d’exercice du regard en contexte technique. Le dispositif photographique y est activé avec la conscience du lâcher prise. Soumettre des agencements d’artefacts – urbains pour l’essentiel – à une saisie paramétrée de l’image, et la considérer comme l’expression d’une relation négociée. Si l’intention doit se loger quelque part, elle pourrait se situer dans l’attention portée aux modalités de présence des artefacts à l’image ; le “comment” plutôt que le “pourquoi”. Le mutisme de l’image photographique appelle les associations d’idées jusqu’à produire un sens, dont il serait tentant d’être tenu pour responsable. Les différentes modulations d’une image à la surface des écrans sont envisagées dans la longue suite des battements matériels et immatériels des mémoires visuelles. Non pas voir comme une machine, mais d’après ce que l’image produite par la machine nous permet de voir, de prévoir, d’apercevoir. Le résultat est un postulat.

The image practice by Guillaume Ertaud (1971) focuses on the conditions for exercising the gaze in a technical context. The photographic device is activated with the awareness of the release. Submitting artifact layouts – mostly urban – to a parameterized picture entry, and treating it as an expression of a negotiated relationship. If the intention is to be somehow defined, it could be as the attention given to how the artifacts are present in the image; the “how” rather than the “why”. The mutism of the photographic image calls for associations of ideas to produce a meaning, for which it would be tempting to be held responsible. The different modulations of an image on the surface of the screens are considered in the long sequence of material and immaterial beats of visual memories. Not to see as a machine, but from what the image produced by the machine allows us to see, to predict, to perceive. The result is a postulate.

 

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